Dimanche, 16 novembre 1997
Départ pour le Serengeti. Nous traversons les gorges d'Olduvaï et là, une suspension casse. Punaise ! C'est la guigne ! Retour au Serena où nous attendons la réparation. Nous passons le temps en jouant au Scrabble, mais comme le jeu est anglais, ce n'est pas pratique. Enfin, trois heures plus tard, le mini-bus est de nouveau utilisable.
Nous croisons des zèbres et des girafes...


...et nous traversons le passage qui était en crue la veille et ce jour-là, à sec.
Nous arrivons aux portes de la réserve vers 15h. Déjeuner pique-nique. Puis, nous repartons à travers le Serengeti. Nous voyons des gazelles et des lions. Nous arrivons à l'hôtel à la nuit.
L'entrée de l'immense réserve du Serengeti, à cheval entre la Tanzanie et le Kénya

L'immensité de la savanne est impressionnante !
Le soir, nous discutons avec Mohammed parce qu'avec les péripéties dûes à la voiture, nous avons presque une demi-journée de visite de réserve en moins. Il nous faut donc quelque peu revoir notre planning de visite. Repas, dodo (la moustiquaire est petite, mais lit commun).
Le lodge, ici encore, est très agréable et la vue est superbe. Le lendemain matin, nous avons vu de la fenêtre de notre chambre, des buffles brouter dans la savane.



Lundi, 17 novembre 1997
La veille, nous avons décidé de partir visiter le Serengeti dès le matin (au lieu du village massaï prévu à notre programme initial) et, vers 15h, de repartir pour le Ngoro-Ngoro.
La visite du matin est géniale (nous remettons les chaînes tellement il y a de la gadoue). Gazelles, oiseaux, autruches, phacochères. Nous sommes tout fous devant un guépard et ses trois petits, qui mangent. Mohamed sort des pistes autorisées pour que nous puissions les voir de près, pour nous remercier de notre patience suite aux pannes (c'est d'autant plus gentil qu'il risque de perdre sa licence de guide s'il se fait prendre ; il nous a expliqué qu'en Tanzanie, contrairement au Kénya, les guides n'ont pas le droit de sortir des pistes autorisée pour préserver la nature et que les autorités sont extrêmement strictes sur ce point).
Un arc-en-ciel sur la savane, alors que des des cobes de Buffon sont en train de brouter

Quelques animaux à plumes (outarde kori, vautour, autruche)


Et quelques animaux à poils (fennec, singe, phacochère, hyène, guépard) 





Nous déjeunons au lodge du Serengeti (en compagnie des singes et de drôles de petits rongeurs).


Nous continuons la visite. En chemin, nous croisons un magnifique lion solitaire avec une crinière impressionnante. Il nous snobe alors que nous le mitraillons.
Sur le retour, il pleut à torrent ! Nous nous embourbons (pour ne pas changer) et pour couronner le tout, nous avons perdu une chaîne. Les garçons sortent pour pousser sous une pluie battante. Côté gauche, ils ont de l'eau jusqu'au genou ! Nous sommes finalement secourus par un 4x4 avec le chef de la police à l'intérieur (il est pressé). Nous arrivons finalement à passer la frontière Sérengeti-NgoroNgoro. Petit arrêt essorage de chaussettes avant de repartir.
Vous voyez les gros nuages noirs au loin, c'est l'orage que nous nous sommes pris sur la figure...
Dans les gorges d'Olduvaï, nous éclatons la roue arrière droite (au même endroit où nous avions pété la suspension). Quand je vous disais que ce voyage était digne de Koh-Lanta ! Changement de la roue à la nuit tombante. Mohammed nous demande de faire attention et de ne pas nous éloigner de la voiture à cause des animaux sauvages qui chassent à cette heure de la journée. Nous finissons le trajet de nuit et nous croisons des buffles et des éléphants. Petit moment de panique de Mohammed qui les deux fois, a stoppé la voiture et éteint les phares pour le pas énerver les bêtes, le temps qu'elles passent leur chemin. Il est vrai que sur une route de montagne, les possibilités de fuite face à une charge sont un peu limitées !
La preuve du pneu crevé !
Arrivés au Sopa-Lodge, manger et dodo. Je me souviens que ce soir-là, au restaurant, c'était la première fois que nous voyions une spécialité locale au menu. D'habitude, nous avions droit à des plats très occidentaux. Nous avons interrogé le serveur pour savoir ce qu'il y avait dans le plat et il nous a amené des mini-portions pour que nous goûtions. Franc succès ! Nous en avons tous commandé ! Du coup, les serveurs nous ont regardé manger et le chef est venu en personne nous demander ce que nous en pensions. Nous étions enthousiastes et nous l'avons félicité. Le tourisme gastronomique, c'est bien aussi^^

et notre premier animal sauvage, un iguane !
Quand nous avons réservé notre périple à l'agence de voyage, la personne qui nous a reçus nous a dit que novembre était la période de la petite mousson. Il faisait donc assez doux et les pluies étaient courtes et de faible importance. Une fois sur place, nous avons appris qu'il n'avait jamais plu autant depuis au moins 50 ans... Chouette ! Vous voyez le crachin là-bas ?
Lorsque nous avons commencé à monter le cratère, la pluie à commencé à tomber, pas longtemps, mais suffisamment pour faire de la pente un terrain extrêmement glissant. En voulant passer un camion, bloqué « un peu » en travers du chemin, mais dans le sens inverse, nous avons glissé et nous sommes embourbés. Heureusement, nous étions du bon côté de la pente, et la paroi de la montagne nous a arrêtés quand nous avons commencé à verser.
Nous avons (avec le camion) réussi à créer un mini embouteillage, car d'autres voitures montaient ou descendaient. C'est un garde forestier (avec fusil-mitrailleur) qui a fait la circulation. En ce qui nous concerne, c'est un range qui nous a treuillé pour nous sortir de là. Malgré nos propositions, Mohammed ne voulait pas que nous descendions de la voiture (ce qui aurait pourtant allégé le véhicule). 



