mardi 15 décembre 2009

Le bulletin parfait

Lundi : C’est le jour des bulletins. Les titis nous montrent leurs notes et appréciations : bon trimestre dans l’ensemble, pour chacun d’eux. Chéri et moi les félicitons et les incitons à continuer sur cette voie.

Malgré tout, Titine n’est pas satisfaite : son bulletin n’est pas parfait. Son papa lui explique que nous lui demandons de faire des efforts et de travailler consciencieusement. Les notes suivront si elle se donne un minimum de mal étant donné qu’elle possède tous les atouts pour une scolarité réussie. Il conclut que, de toutes les façons, il n’existe pas de bulletin parfait.

Mardi matin, pendant le petit déjeuner : Suite à ses cogitations nocturnes, Titine m’annonce que, finalement, elle est bien contente que son bulletin ne soit pas parfait.
Moi : Ha ?
Elle : Ben oui, ce n’est pas bien un bulletin parfait au premier trimestre !
Moi : Pourquoi ça ?
Elle : Parce que c’est super difficile de garder le rythme sur toute l’année et qu’on risque de baisser pour les bulletins suivants. C’est pas encourageant !
Moi : Donc, tu veux dire qu’avec ton bulletin, tu as une marge de progression, c’est ça ?
Elle : Oui, je peux progresser ! En fait, le bulletin parfait, c’est à la fin de l’année qu’il faut l’avoir.

C’est imparable !

Illustration : Varanda

samedi 5 décembre 2009

Dur dur le boulot de parent !

Acte 1
Lundi matin : Grosse colère ! Au moment de partir pour l'école, Titine s'écrit : "Mince ! Mon livre pour la présentation !" Elle se rue dans sa chambre.

Moi (qui lui emboîte le pas pour chercher aussi ; nous allons être en retard) : Quel livre ? Quelle présentation ?
Elle (s'activant dans sa chambre) : Mais tu sais ! Le livre sur les Dragons ! On l'a acheté ensemble. Je devais le présenter vendredi, mais je l'ai oublié et la maîtresse a dit que je le présenterai aujourd'hui (elle le trouve et le range en quatrième vitesse dans son cartable).
Moi (oublié ? Glups, respirer, rester clame) : Ha ? C'est dommage, tu ne m'as pas montré la fiche de lecture que tu as écrite. J'espère que tu n'as pas fait de faute. (nous sortons de l'appartement et je ferme la porte).
Elle (sans se démonter) : Je ne l'ai pas faite.
Moi (Hiiik ? Respirer, respirer) : Je crois que je n'ai pas bien entendu (mon ton est tellement froid que je suis sûre qu'une buée glaciale sort de ma bouche).
Elle (visiblement, elle ne la voit pas, la buée, parce qu'elle garde le même air décontracté ; elle répète en détachant bien les syllabes, genre, mais t'es sourde ou quoi ?) : Je ne l'ai pas faite.
Moi (je hurle) : NON MAIS TU TE FOUS DE MOI ?

Dans l'ascenseur, je l'incendie ! Elle me certifie qu'elle écrira sa fiche de lecture après la cantine. Je n'en crois pas un mot, mais ok, laissons-lui le bénéfice du doute. Et si la maîtresse lui donne une mauvaise note, elle devra assumer. En attendant, je lui annonce que la fête d'anniversaire avec les amies est reportée à une date indéterminée et que ce soir, nous aurons une conversation avec son père pour la suite des événements. Là, c'est curieux, elle fait moins la maligne !

N'empêche, ça m'a mise en rogne pour le reste de la journée !

Acte 2
Le soir, je rentre à la maison vers 18h30. J'appelle Jolie-Maman pour lui demander de ramener les enfants illico presto. Pas de bol, Titine est dans le bain et Titi doit suivre. Bon, je demande tout de même à parler à ma fille. Après le bonjour d'usage, je rentre dans le vif du sujet.

Moi : Alors ? Ça s'est passé comment la présentation, chérie ?
Elle : Très bien.
Moi (douce comme un nuage de coton) : Et ta fiche de lecture ? Tu as eu le temps de la faire pendant la cantine ?
Elle : Ben non, parce que... (je ne me rappelle même plus de son excuse bidon, je reste bloquée sur le non). Je dois lui apporter demain.
Moi (là, je pense que des glaçons se forment dans le bain de la louloute) : Et elle est faite ?
Elle (cette fois, elle doit sentir le courant froid parce qu'elle hésite un peu) : Ben j'ai pas eu le temps...
Moi (Pu***, cette fois, je vais me la faire !) : Alors tu vas vite te laver pour rentrer à la maison. Tu as intérêt à dîner en vitesse, parce qu'ensuite, tu écriras ta fiche de lecture et tu ne te coucheras pas tant qu'elle ne sera pas terminée. Ah, et tu expliqueras aussi à ton père pourquoi tu n'as pas fini ton devoir. Passe-moi ta grand-mère !

Jolie-Maman me confirme (bien sûr) que Titine s'est bien gardée de la prévenir qu'elle avait un travail supplémentaire à rendre !

En attendant que la marmaille rentre, je raconte à Chéri les frasques de sa progéniture. Au moins, ça lui permettra d'aborder la conversation sans hurler et ça aura plus de poids. Nous parlons des mesures et nous mettons d'accord sur le discours à tenir.

Acte 3
Quand les enfants arrivent, je les envoie tous les deux se mettre en tenue pour dormir. La table est installée et ils peuvent dîner dans la foulée.

Après manger, Titine planche, enfin, sur sa fiche de lecture (elle a eu le temps de la répéter avec son oncle, donc, maîtrise bien son sujet) au brouillon d'abord, pour que je corrige les fautes avec elle, puis au propre. Quand elle a fini, Chéri la convoque dans la salle à manger pour le savon du siècle.

Il ne crie pas, mais met les choses à plat : à partir de dorénavant, Titine s'engage à :
- ne plus oublier ses cahiers et ses livres pour ses devoirs,
- se mettre au travail sans rechigner, ni avec moi, ni avec ses grands-parents,
- respecter sa mère.

Nous en profitons pour lui rappeler ce qu'est un engagement : quand on donne sa parole (comme quand elle a promis à la maîtresse d'amener son devoir le lundi ou quand elle m'a certifié qu'elle écrirait sa fiche après la cantine), on la respecte ! Si elle veut que nous lui fassions confiance, elle s'engage sur les choses qu'elle peut tenir. Sinon, elle ne s'engage pas ! L'explication a l'air de porter ses fruits parce qu'elle demande à réfléchir avant de promettre quoi que ce soit ; je lui laisse une nuit de sommeil (bonne conseillère, il paraît).

Acte 4
Mardi matin : Titine a réfléchi et m'explique qu'elle s'engage sur les deux derniers points, mais qu'elle ne peut pas me promettre qu'elle n'oubliera plus jamais ses cahiers. Après discussion, elle me promet de regarder dans son cahier de texte tous les soirs, avant de quitter la classe, pour mettre dans son cartable les cahiers et livres dont elle a besoin pour les devoirs. J'accepte ce marché.
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Dix jours plus tard, l'accord est respecté. La date de l'anniversaire est donc fixée et nous préparons les invitations demain. Le prochain moyen de pression pour que le marché tienne, c'est la promesse d'une sortie au cinéma en famille, pour aller voir "Arthur et les minimoys 2".

Image trouvée ici

mardi 1 décembre 2009

Les larmes de la Licorne (2)

Le premier poème sur les larmes de la Licorne a été écrit pour la naissance d'une guilde sur un jeu de rôle on-line (Darck Age of Camelot, pour ne pas le nommer). Chéri a écrit une suite, décrivant l'objectif de notre confrérie.




Dessin ® Tim Hildebrandt

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Les larmes de la licorne (2)

Elle pleure sur le monde
Sur la guerre qui gronde

Sur les terres brûlées

Sur tout ce sang versé


Elle pleure sur les chants

Les rires des enfants

L'amour et la vertu

Toutes ces valeurs perdues


Des larmes nous naissons

Sans fin nous combattrons

Pour qu'après la détresse

L'espoir, enfin, paraisse


Un jour nous gagnerons
Ses larmes sécheront

Un torrent de bonheur

Inondera son cœur

dimanche 22 novembre 2009

Les larmes de la licorne

Comme je n'ai aucune inspiration en ce moment pour alimenter ce blog, je recycle... Pardonnez-moi. Cela dit, je ne suis pas certaine que vous soyez très nombreux à vous promener par ici.

Image trouvée ici





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Les larmes de la licorne

Elle vivait cachée dans un bois
Dans un lieu inconnu de moi

Elle préférait la solitude

Au bruit et à la multitude


Son nom seul inspire la beauté

L'indépendance, la pureté

Au moindre son elle s'effarouche

Et fuit pour ne pas qu'on la touche


Certains ont voulu l'attraper

Pour sa corne s'approprier

Ils ont usé de jeunes vierges

Afin qu'elle tombe dans leur piège


Mais les chasseurs rentrèrent honteux

Privés d'un butin fabuleux

Une légende elle est restée

Le mythe ainsi est demeuré


Elle voulut parcourir le monde

Pour voir si la terre était ronde

D'un pas guilleret elle sortit

De la douceur de son abri


Mais partout autour de la terre

Les peuples se déclaraient la guerre

Les puissants ivres de pouvoir

Menaient les pauvres à l'abattoir

La misère, la faim et le sang

N'épargnaient pas même les enfants

Dans leurs yeux elle lisait la peine

Le désespoir, la peur, la haine


Elle ne comprenait pas pourquoi

Le malheur régnait ici-bas
Alors elle prit la décision

De vite regagner sa maison

Mais le calme de son foyer
Ne lui permit pas d'oublier

Et depuis de son regard morne

Coulent les larmes de la Licorne

dimanche 4 octobre 2009

La plouf !

Quand un choix cornélien se présente, tous les enfants utilisent "la plouf". Les titis ne font pas exception en la matière. En revanche, ils entonnent une comptine particulière et inédite, dont voici les paroles :

Plouf, plouf
Tralalère grosse feignasse boudin
Tirela-rigo tsin tsouin
Pet de lapin

Merci qui ? Merci Grand-père, auteur de cette chansonnette originale qui remporte un vif succès auprès des petits camarades dans la cour de récré !

L'image, qui n'a rien à voir (à part le plouf) mais qui m'a fait bien rire, a été trouvée ici

mercredi 19 août 2009

Hommage

Grand-Mamy nous a quittés samedi 15 août, vers 19h. C'était brutal et inattendu.

Ma mère m'a demandé de rédiger un hommage pour la cérémonie au temple. Tâche difficile s'il en est, puisque je n'avais que quinze lignes. Comment résumer une vie en seulement quinze lignes ? J'ai interrogé son entourage, fait appel à mes sentiments et voilà ce qui en est ressorti. C'est plus long que prévu, mais je ne pouvais pas écrire moins...

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Ce qui vient à l'esprit des gens qui ont connu Gisèle, c'est que c'était une bonne personne.

Femme courageuse, elle affronta les épreuves de la vie sans se départir de son dynamisme et de sa joie de vivre. Chez les scouts, on l'appelait «Farfadet malicieux» !
Épouse aimante et exemplaire, son amoureux la trouva «belle comme tout» à leur premier rendez-vous. Après 67 ans de mariage, elle restait, a ses yeux, belle et merveilleuse.
Mère stricte, mais attentive, elle éleva ses enfants avec les valeurs dont elle faisait preuve : la droiture, l'honnêteté et le travail bien accompli.
Grand-mère affectueuse, elle couvrit d'amour ses trois petites-filles et celui qu'elle considéra toujours comme son petit-fils.
Arrière-grand-mère généreuse, elle acceptait toujours de jouer, même quand elle était fatiguée.
Amie fidèle, elle n'oubliait jamais d'envoyer une gentille attention pour un anniversaire ou une fête.

Elle adorait célébrer les grands moments familiaux, rire et danser, parfois jusqu'à en avoir mal aux pieds. Elle était extrêmement gourmande et savait préparer de sublimes œufs au lait, en particulier pour son gendre. Elle s'occupait de son jardin et chouchoutait ses rosiers, ses fleurs préférées. Elle aimait les cartes et le Scrabble et se plaignait souvent de ne pas avoir de jeu. C'était une cruciverbiste assidue. Elle passait beaucoup de temps à écrire de longues lettres à son entourage, en remplissant même les marges pour ne pas gâcher du papier, si bien que nous la comparions affectueusement à Mme de Sévigné.

Elle était unique. Elle demeurera la mamie de cœur de beaucoup d'entre nous.
Elle nous manquera terriblement.

lundi 10 août 2009

Titi poète

Cet été, nous avons choisi la région de Toulouse comme lieu de vacances. Nous en profitons pour passer une journée à la Cité de l'Espace. Ça tombe bien puisque nous fêtons, cette année, les 40 ans du premier pas posé sur la Lune.

Les enfants ont beaucoup aimé ! Nous aussi ! Un conseil néanmoins si vous y allez : apportez votre pique-nique. La nourriture est infecte et hors de prix. Bref.

Nous quittons les lieux avec notre visa permanent pour la star de l'IMAX et du planétarium, notre vénéré satellite.

Dans la voiture, sur le chemin du retour, nous demandons aux enfants ce qu'ils ont retenu de cette visite. Titi nous sort alors cette phrase magnifique : "La Terre tourne pour admirer le Soleil."

Prévert n'aurait pas dit mieux ! Merci Titi !

Photo perso